• Les organisations du pouvoir planétaire











    Le gouvernement mondial

    Au pouvoir déclinant des gouvernements des états-nations s'est substitué un nouveau pouvoir, planétaire, global, et échappant au contrôle de la démocratie. Les citoyens continuent d'élire des institutions nationales alors que le pouvoir réel a été déplacé vers de nouveaux centres.


    La planète est aujourd'hui dirigée par une constellation d'organisations au rôle exécutif ou politique.


    Les organisations exécutives se répartissent en 3 sphères de pouvoir:
    - la sphère du pouvoir économique et financier
    - la sphère du pouvoir militaire et policier
    - la sphère du pouvoir scientifique


    Le pouvoir politique du système est exercé par une quatrième catégorie d'organisations: les "clubs de réflexion", réseaux d'influence, ou réunions de "global leaders" comme le Groupe de Bilderberg ou le World Economic Forum de Davos.


    Toutes ces organisations ne sont pas concurrentes mais étroitement liées et complémentaires.


    Elles forment un ensemble dont la cohésion est assurée par l'appartenance simultanée de certaines personnalités à plusieurs organisations.


    Ces personnes-clé peuvent être considérées comme les Maitres du Monde. Quelques uns sont des leaders politiques de premier plan, comme George Bush (le père) ou Henry Kissinger. Mais la plupart d'entre eux sont inconnus du grand public.


    En observant le diagramme de ces organisations, ceux qui connaissent la cybernétique verront à quel point ce système a été ingénieusement conçu. Structurées en réseau, plusieurs organisations se partagent la même fonction, et les centres ainsi que les "circuits de commande" ont été doublés ou triplés, afin d'assurer plus de sécurité et de stabilité à l'ensemble.


    Ainsi, au cas où une organisation ou un lien devient inopérant, le contrôle global n'est pas menacé. Exactement comme Internet: un système sans centre unique, dont les flux d'information peuvent "contourner" un centre local hors service.


     






    Les instances exécutives



    L'OCDE , l'organisation initiatrice de l'AMI, conçoit les règles du commerce mondial et influence de très près la politique économique des pays occidentaux. Elle rassemble 30 pays développés qui "partagent les principes de l'économie de marché"


    Le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale dessinent l'économie et l'environnement de la planète par le biais des prêts accordés aux états du Tiers-Monde à condition qu'ils appliquent une politique économique d'inspiration ultra-libérale, au mépris des réalités humaines et écologiques.


    L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC, ou WTO en anglais) fixe les règles du commerce mondial, en réduisant considérablement la marge de décision des états dans le domaine de l'économie ou de l'environnement.


    La Commission Européenne (ou "Commission de Bruxelles") est le gouvernement de l'Union Européenne. Ses membres ne sont pas élus, et le public n'est jamais informé de leurs décisions. Des parts croissantes du pouvoir des états sont transférés à cette Commission qui n'est soumise à aucun contrôle démocratique. (La législation européenne représente déjà 80% des lois appliquées par les états de l'Union.)


    Ces transferts de souveraineté ont été réalisés par des politiciens de droite et de gauche, dans le but de faire échapper au débat public l'essentiel des décisions économiques, sociales, et environnementales.


    De plus, la Commission Européenne est entièrement sous l'influence des lobbies industriels qui sont les grands inspirateurs de la réglementation européenne. La politique européenne est élaborée en étroite collaboration avec l'European Round Table qui rassemble les dirigeants des grandes multinationales européennes. L'European Round Table est associée à toutes les grandes décisions en matière économique, financière, sociale, ou environnementale. Enfin, beaucoup de Commissaires Européens sont très liés à des multinationales ou à des réseaux d'influences favorables au libéralisme et à la mondialisation.


    Par ailleurs, de nombreux commissaires européens sont membres du très puissant "Groupe de Bilderberg":


    - Jose Manuel Barroso (actuel président de la Commission Européenne, ancien premier ministre du portugais)
    - Frits Bolkestein
    (le commissaire européen auteur de la "directive Bolkestein")
    - Romano Prodi
    (ancien président de la Commission Européenne, ancien premier ministre italien)
    - Jacques Santer
    (ancien président de la Commission Européenne, ancien premier ministre du Luxembourg)
    - Sir Leon Brittan
    (vice-président de la Commission, ardent promoteur des traites AMI et NTM, ancien négociateur européen pour le GATT)
    - Pascal Lamy
    (fervent partisan de l'AMI, et responsable de la modification de l'article 133 du Traité d'Amsterdam afin que les états donnent définitivement les pleins pouvoirs à la Commission pour la négociation et la signature des traités économiques de type AMI)
    - Edith Cresson
    (ancien membre de la Commission, ancien premier ministre français, ancien ministre du commerce, ancien membre de la direction de Schneider)
    - Emma Bonino
    - Mario Monti
    (ex Banca Commerciale Italiana)
    - Hans Van Den Broeck
    - Karel van Miert
    - Erkki Liikanen
    - Ritt Bjerregaard


    A la BCE, la Banque Centrale Européenne, on retrouve encore d'autres participants au Groupe de Bilderberg:


    - Jean-Claude Trichet (président de la BCE)
    - Wim Duisenberg (ancien président du directoire la BCE, ancien président de la De Nederlandsche Bank)

    - Otmar Issing (membre du directoire)
    - Tommaso Padoa-Schioppa (membre du comité exécutif)


     


     






    Les "clubs de réflexion"






    Le Word Economic Forum est une organisation qui rassemble les hommes les plus puissants et les plus riches de la planète. Le critère d'admission au sein de ce réseau est le niveau de pouvoir, de richesse, et d'influence du candidat, dans le domaine de l'économie, de la politique internationale, de la technologie, ou des médias. La principale réunion du World Economic Forum a lieu chaque année à Davos, en Suisse, à la fin du mois de Janvier. Tout au long de l'année, les membres les plus importants de cette organisation sont reliés par un super-réseau de vidéo-conférence, "Wellcom", qui leur permet de se concerter à tout moment sur les décisions mondiales importantes. Exactement comme dans le film "Rollerball", qui décrit un monde futur où les cartels économiques ont pris le pouvoir et où une élite planétaire prend ses décisions lors de vidéo-conférences similaires.








    La Trilateral Commission est un organisme de réflexion international co-fondé en 1973 par David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski (ancien conseiller du président Jimmy Carter). Il réunit des dirigeants des 3 zones économiques principales: Amérique du Nord, Europe de l'Ouest, Japon.






    Le CFR (Council on Foreign Relations) est une organisation américaine qui rassemble des leaders politiques ou économiques de haut niveau (comme George Bush père, Henry Kissinger, ou David Rockefeller, le président du CFR). Depuis le début du 20è siècle, presque tous les présidents américains sont des membres du CFR. Le Comité consultatif du CFR comprend des représentants étrangers, comme Michel Rocard (ancien premier ministre français), Otto Lamsdorf (ancien ministre des finances allemand), Brian Mulroney (ancien premier ministre canadien), ou Lord Conrad Black (président du groupe de presse Hollinger, et par ailleurs proche de l'administration Bush).
     






    Le Groupe de Bilderberg , fondé en 1954, est sans doute le plus puissant des réseaux d'influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l'économie, de la finance, des médias, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Pour ceux qui enquêtent sur les réseaux de pouvoir, le Groupe de Bilderberg est le véritable gouvernement mondial. Le président et co-fondateur du Bilderberg Group est David Rockefeller.
     


    Voici les listes par pays des membres du Groupe de Bilderberg: USA, Canada, Grande Bretagne, France, Belgique, Suisse, Hollande, Allemagne, Autriche, Italie, Espagne, Portugal, Norvège, Suède, Danemark, Finlande, Luxembourd, Irlande, autres pays






     


    Le Siècle est un club de reflexion qui rassemble les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française: responsables politiques, présidents de grandes entreprises, et journalistes des médias qui "font l'opinion".
     






     


    La Fondation Saint-Simon est une organisation très similaire au Siècle. Elle s'est dissoute en 1999 après avoir beaucoup contribué à la conversion idéologique de la gauche française au libéralisme.
     







     


    L'IFRI (Institut Français des Relations Internationales) est une sorte de CFR à la française. On y retrouve des politiciens de droite et de gauche, des patrons de grandes entreprises, des journalistes, et quelques universitaires.
     









    Le Club de Rome est un "club de réflexion" de leaders politiques et économiques, principalement européens.


     






    Les sociétés secrètes






     
     


    Le Bohemians Club
    Une société secrète où les puissants de ce monde se retrouvent pour d'étranges cérémonies au parfum de satanisme.
     






    Les Illuminati sont une "élite dans l'élite" qui se réunit au sein d'une organisation secrète fondée sous sa forme actuelle au 17è siècle. Originellement, leur projet était de changer radicalement le monde, en anéantissant le pouvoir des régimes monarchiques qui, à cette époque, entravaient le progrès de la société et des idées. La Révolution Française et la fondation des Etats-Unis auraient été des résultats de leur stratégie. Pour les Illuminati, la démocratie politique était un moyen et non une fin en soi. Selon eux, le peuple est par nature ignorant, stupide, et potentiellement violent. Le monde doit donc être gouverné par une élite éclairée. Au fil du temps, les membres de ce groupe sont passés du statut de conspirateurs subversifs à celui de dominateurs implacables dont le but essentiel est de conserver leur pouvoir.







    Le terme "Illuminati" signifie littéralement "les Illuminés" (du latin "illuminare": illuminer, connaître, savoir)


    Leur symbole est présent sur les billets de 1 dollar: une pyramide dont le sommet (l'Elite) est éclairé par l'oeil de la conscience et domine une base aveugle, faite de briques identiques (la population).


    Les deux mentions en latin sont très significatives. "NOVUS ORDO SECLORUM" signifie "nouvel ordre pour les siècles". En d'autres termes: nouvel ordre mondial. Et "ANNUIT CŒPTIS" signifie: "notre projet sera couronné de succès".


    Un projet aujourd'hui proche de sa réalisation finale.



    pour plus d'infos, cliquer sur la pyramide...


     


     


     


    © Syti.net, 2001





     


     






    Qui sont les Maitres du Monde?...

    Voici quelques participants aux organisations des Maitres du Monde.


    Sur leur visage se lisent des caractéristiques communes: grande intelligence, subtilité, cynisme, dureté, détermination, absence de scrupules ("la fin justifie les moyens"), sans oublier cet ineffable plaisir d'appartenir à une élite et pouvoir contempler le monde vu d'en-haut...

     
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    De haut en bas, et de gauche à droite:


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    Henry Kissinger (ministre des affaires étrangères de Nixon, président de Kissinger Associates Inc.)
    George Bush (ancien président des Etats Unis, ancien directeur de la CIA de 1976 à 1977)
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    Philippe Jaffré (ex président d'Elf Aquitaine, ex PDG du Crédit Agricole)
    Giovanni Agnelli (président de Fiat)
    Michel Camdessus (ancien président de la Banque Mondiale, ex gouverneur de la Banque de France)
    Jean-Claude Trichet (gouverneur de la Banque de France, membre du directoire de la BCE, la banque centrale européenne)
    Etienne Davignon (président de la Société Générale de Belgique)
    3
    Giulio Andreotti (l'homme qui a dirigé l'Italie durant presque 30 ans; impliqué dans de multiples scandales en relation avec la mafia, la loge maçonnique P2, et les attentats d'extrême droite en Italie dans les années 70)
    Leon Brittan (vice président de la Commission Européenne, négociateur européen pour le GATT, ardent promoteur des traités AMI et NTM)
    Hillary Clinton (sénateur du Parti Démocrate, épouse de Bill Clinton)
    Tony Blair (premier ministre de Grande Bretagne)
    Ernest Antoine Seillière (président des holdings Wendel Investissement et CGIP, président du MEDEF, l'organisation des chefs d'entreprise de France)
    4
    James Wolfensohn (président de la Banque Mondiale)
    David Rockefeller (président de la Chase Manhattan Bank)
    Bill Gates (président de Microsoft)
    5
    Franz Vranitzky (ancien Chancellier d'Autriche)
    Hilmar Kopper (président du directoire de la Deutsche Bank)
    Vernon Jordans (directeur général de la Banque Lazard)

    Zbigniew Brzezinski (membre du CFR, ancien conseiller du président Jimmy Carter)
    6
    Bertrand Collomb (président de Lafarge)

    Andre Levy-Lang (ex président de la banque Paribas)
    Thierry de Montbrial (directeur de l'Ecole Polytechnique, membre de la
    Trilatérale, directeur de l'IFRI)
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    Pascal Lamy (Commissaire Européen, et fervent partisan de l'AMI)
    Giulio Tremonti (ministre italien des Finances, député de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi)
    Maurice Lippens (président de Fortis Bank)
     


     











    D'autres photos des Maîtres du Monde au World Economic Forum de Davos en Janvier 2004


     











    En complément de cette page, les "agents des Maîtres du Monde", avec les indices de contrôle et de collaboration de quelques personalités ou organisations à la pensée unique et au nouvel ordre mondial.



     


     








    THEMES ASSOCIES
     









    La fin programmée de la démocratie



    Nous vivons depuis dix ans un changement radical du type de régime politique dans les pays occidentaux, avec l'avènement d'un nouveau pouvoir, celui des réseaux économiques et financiers. Voici les raisons pour lesquelles nous pouvons dire que nous ne sommes déjà plus tout à fait en démocratie.

     







    "Armes silencieuses pour guerres tranquilles"



     


    Ce document Top Secret se définit comme un "manuel de programmation" de la société. Il expose en détail les stratégies des "Maitres du Monde" et révèle des clés essentielles pour comprendre les véritables règles du jeu qui sous-tendent la transformation radicale et accélérée de la société et de l'économie mondiale.

     







    Les projets des Maitres du Monde



    Les projets des Maitres du Monde pour un contrôle global des individus et de la société: manipulations génétiques, contrôle des esprits, implants, traçabilité, nouvel ordre économique...

     







    Stratégies de manipulation



    Les stratégies et les techniques des "Maitres du Monde" pour la manipulation de l'opinion publique et de la société.

     







    L'A.M.I, ennemi de la démocratie



    Le traité de l'AMI est un accord économique mondial négocié dans le plus grand secret depuis 1995 sous l'égide l'OCDE, et dont les conséquences constituent une menace sans précédent pour la démocratie.
    Des traités du même type, NAFTA et FTAA, ont déjà été acceptés par les pays du continent américain.

     







    Europe: une Constitution piégée



    A l'heure de l'adoption d'une Constitution, après un élargissement à 25 pays, il est temps de se demander quelle Europe nous voulons. Car bientôt, il sera trop tard...

     







    Les erreurs des Maitres du Monde



    Les erreurs des Maitres du Monde par rapport à leur propres intérêts...

     







    Les points faibles des Maitres du Monde



    Le système de contrôle des Maitres du Monde est redoutablement efficace, mais il a aussi ses points faibles...

     







    Cybernétique, la science des systèmes



    Science des systèmes vivants et non-vivants, la cybernétique s'applique à presque tous les domaines: biologie, écologie, économie, ou contrôle de la société...

     







    La guerre sociale est déclarée



    Une nouvelle guerre mondiale a commencé. C'est une guerre sociale et intérieure, une guerre d'élimination contre une population devenue trop nombreuse et inutilement coûteuse.

     







    Brèves nouvelles des Maîtres du Monde



    L'actualité au sujet des Maitres du Monde, leurs organisations, leurs réunions, leurs projets...


     


     







     









     



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  • Enlace a ABN
    Caracas, 20 Oct. ABN.- El cantante franco español Manu Chao, quien se encuentra de visita en Caracas para ofrecer este sábado un concierto gratuito, aseveró que otro mundo siempre es posible.


    «El mundo está siempre en evolución, la cuestión es que ese nuevo planeta sea más igualitario y mejor repartido, porque la tendencia general es a lo contrario».


    «Se están radicalizando cada vez más las diferencias entre las clases sociales, el dinero está peor repartido, y ese es el nuevo mundo que nos esta llegando encima cada día. Así que la dinámica es intentar frenar eso», dijo.


    En ese sentido, Manu Chao señaló: «Si seguimos en este sistema, que es una dictadura del dinero, vamos a llegar a un caos generalizado. Es evidente si lo miras con lucidez».


    Sin embargo, colocó como ejemplo a Venezuela, entre aquellos que hacen un esfuerzo por cambiar ese orden mundial generalizado.


    «A partir de ahí, la buena voluntad de mucha gente que se da cuenta e intenta cambiar las cosas. En eso es evidente que el caso de Venezuela es particular y muy interesante para la gente que está afuera, porque es una experiencia en vivo de cambiar las cosas, se está inventando una nueva manera de funcionar aquí»; subrayó.


    Manu Chao, quien en su pasada visita a Caracas calificó a Venezuela como un nuevo país, dijo: «Lo primero que vi es una cierta apertura a nivel de la juventud, una posibilidad de tener esperanzas para hacer cosas. En muchos lugares del mundo eso está totalmente negado», afirmó.


    «Yo nací en Francia, conozco bien esa realidad y allá la juventud en los barrios es nada. Hay tanta rabia, tanta desesperación y tanto no futuro que la única descarga posible es quemar coches. Lugares como el Núcleo Tiuna el Fuerte en Francia ni soñar, y esas son cosas que cuando las ves aquí te parecen súper interesantes», expresó.


    «Los jóvenes en Francia pecan de rabia, de no saber que hacer con su energía, porque lo que hay es no futuro. Esa es una frase muy de moda con el punk en el 77, pero hoy es mucho más fea. Lo único que tienes es rabia y la búsqueda es como canalizar esa rabia para transformarla en algo positivo, yo lo conseguí con la música, es mi vía para aceptar este mundo, pero muchos chavales no tienen esa suerte», dijo.


    En su intervención, Manu Chao criticó duramente la política exterior de los Estados Unidos y calificó al Presidente George Bush como un payaso.


    «Siempre he creído en una palabra: democracia. Es la manera menos peor que hemos encontrado para convivir todos juntos, hasta hoy en día, pero ya evolucionaremos», dijo.


    «Pero cuando una persona tan peligrosa y tan antidemocrática, se presenta al mundo como el garante de la democracia, es un peligro terrible, y que ese señor se robe esa palabra para decir que los que no están con él no son demócratas es totalmente inaceptable», señaló.


    «Yo pienso que Bush es un simple payaso, los peligrosos son los que están detrás. Creo que están llevando una política desastrosa que afecta al planeta entero», recalcó.


    Manu Chao, quien visita Venezuela en esta oportunidad para celebrar la inauguración de la estación Ávila Tv, comentó que «tiene que haber miles y miles de teles diferentes, y no siempre los eternos canales que no nos dicen nada porque es siempre lo mismo».


    «Hoy en día, a nivel mundial, el problema de la televisión es que educa al 99por cuento de la juventud, están naciendo generaciones de chavales que están siendo completamente educados por la televisión, así que tiene en sus manos nuestro futuro, y como la TV no respeta nada, van a crecer generaciones de chavales que no respetan nada», comentó.


    «La violencia para los niños se vuelve algo común, así que la gran urgencia en nivel mundial es cambiar la TV, porque creo que es el más grande peligro que existe a nivel mundial, que la educación de las generaciones futuras esté en manos de la televisión», insistió.


    Por otro lado, Manu Chao, quien comentó que trabaja sin un sello disquero, comentó que los grandes beneficiados con el auge de la piratería es la misma industria, ya que es la que fabrica y vende las máquinas para copiar ilegalmente la música.


    «Se están forrando vendiendo maquinitas para que los chavales pirateen a los artistas, la industria no está perdiendo dinero, ellos prefieren fabricar máquinas y vender máquinas que tratar con artistas y vender discos», aseveró.


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  • Le mardi 11 juillet 2006, à l'initiative de la Confédération Paysanne, de Dal et de l'Union syndicale Solidaires, des représentant-es de différents mouvements sociaux se sont retrouvés à Bagnolet, dans les locaux de la Confédération Paysanne pour une « journée de réflexion militante » sur le thème des luttes sociales et des convergences entre différents mouvements sociaux. Cette réunion s'inscrivait dans la suite de différentes rencontres estivales des années passées. Une nouvelle rencontre a eu lieu le mardi 5 septembre et a confirmé la volonté des participants de construire ce réseau.


    Ce texte n'a pas vocation à recenser tous les thèmes sur lesquels s'organisent les luttes et résistances aujourd'hui ; il a pour seule fonction de jeter les bases sur lesquelles pourrait se construire un Réseau de convergence des mouvements sociaux (RCMS)


    Etaient présentes les organisations suivantes : Confédération paysanne, Construire un monde solidaire, Réseau Education Sans Frontières, Regarde à vue, Union Syndicale Solidaires, Sud-Ptt, Sud Santé-Sociaux, Sud Anpe, Campagne Civile Internationale Pour la Protection du PeuplePalestinien, Culture et Liberté, No-Vox, AC, Euromarches, Comité des Sans-Logis, Mouvement National des Chômeurs et des Précaires, Fédération Syndicale Unitaire, Atmf, Droits Devant, Initiative Pour un Autre Monde, Réseau Sortir du nucléaire, Banlieues du monde 93, Droit au Logement, Stop Précarité, Attac, Vamos.


    Un constat commun


    Le débat a permis de faire le constat commun : les luttes sociales, nationales ou locales, sont nombreuses, parfois victorieuses (CPE), mais le projet libéral et sécuritaire avance. Face à cela, la convergence des résistances et des luttes sociales doit s'amplifier. Il s'agit aussi d'élaborer des propositions alternatives porteuses d'un autre monde où les droits fondamentaux primeraient sur la loi du profit et de la concurrence, sur la précarisation généralisée de nos vies !


    Nous savons aussi par expérience que la période pré-électorale qui s'ouvre risque de centrer le débat sur les questions sécuritaires alors que ce sont les questions sociales qui devraient être au centre du débat politique.


    Nous refusons que les luttes sociales passent à la trappe dans cette période : au contraire, nous voulons peser sur le débat politique à partir de nos luttes, de nos revendications et de nos exigences !


    Construire un réseau de convergence


    A l'issue de ces deux réunions, les participants ont proposé de mettre en place un réseau permanent de convergence des mouvements sociaux.


    Ce réseau est ouvert à toutes les organisations du mouvement social, nationales ou locales, syndicats, associations, réseaux qui sont intéressées par cette démarche de convergence.


    Ce réseau en construction vise à :


     créer un cadre transversal de réflexion ;


     mutualiser les analyses et propositions ;


     exprimer des prises de position communes quand c'est possible ;


     faire circuler les informations sur les mobilisation dans chacun des secteurs ;


     valoriser les nouvelles formes de luttes et de résistances ;


     favoriser la convergences des mouvements sociaux à travers des actions communes


    A partir de notre discussion, il est apparu qu'il y avait urgence à construire des convergences sur quatre questions :


     la précarisation généralisée de nos vies ;


     la lutte contre un projet de société basée sur le tout sécuritaire et le contrôle social généralisé ;


     la lutte contre les discriminations ;


     le refus de la criminalisation des mouvements sociaux, de la répression comme réponse aux luttes et aux révoltes sociales et de la répression permanente comme mode de gestion des populations les plus défavorisées et les plus discriminées.


    Des projets


    Face aux risques de répression contre des militants de la Confédération Paysanne (et notamment Jean Emile Sanchez), il a été décidé de faire un communiqué commun le 18 juillet, le jour où le Tribunal de Montpellier rendait son verdict contre 16 militants de la Confédération Paysanne ayant mené une action syndicale sur le prix du lait.


    Trois initiatives communes ont été proposées à la discussion et retenues comme des initiatives permettant de commencer à concrétiser cette volonté de convergences :


     construire une grande initiative nationale autour du procès de Vienne (Isère) qui aura lieu le 27 octobre contre des militants de la Confédération Paysanne : articuler action contre la répression, espace de débats et moment festif et culturel.


     faire du samedi 2 décembre, journée de manifestation des associations de chômeurs et précaires, un rendez-vous des mouvements sociaux contre la précarisation généralisée.


     le projet de marches européennes contre la précarisation en juin 2007 ( entre le Sommet des Chefs d'Etat européens et le G8 de Rostock qui se tiendront en Allemagne). Certaines organisations (No Vox, les Marches européennes) travaillent déjà à cet objectif. Il faut donc voir comment nous en faisons un objectif commun et comment nous le construisons en France et en Europe pour qu'un maximum d'organisations s'y impliquent.


    Ces propositions seront débattues dans chacune des organisations présentes et proposées très largement à tous les mouvements sociaux susceptibles d'être intéressés par cette démarche de convergence.


    Des outils communs


    Il a été retenu le principe de mise en place d'une liste mail favorisant les échanges, la mise en place d'un site Internet et la possibilité de tenir des journées / soirées de formation commune. La question de l'utilisation militante de la vidéo a été aussi retenue comme un point d'appui possible pour nos actions.


    Le site sera mis en oeuvre dans le courant du mois de Septembre sur l'adresse :http://rcms.samizdat.net


    Il aura 4 fonctions :


     faire connaître le réseau, ses initiatives et ses prises de positions ;


     permettre aux organisations du réseau de mettre en ligne des productions qu'elles jugent intéressantes pour les autres ;


     faire un lien avec les sites des diverses organisations ;


     mettre en place un agenda des initiatives intéressants les mouvements sociaux.


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    Que ce soit l'Amour qui vous guide.


     

    Dans vos rires,


    dans vos yeux fatigués,


    que ce soit l'Amour...


    Dans vos espoirs,


    dans ce que vous gardez secret,


    dans ce que vous gardez pour un autre,

    que ce soit l'Amour...


    Dans vos dessins, vos images, vos poèmes


    et dans votre travail quotidien,


     


    que ce soit l'Amour qui vous sanctifie ...


     


     


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  • Nicolas Hulot, le pacte médiatique


    Le lancement du « pacte écologique » de Nicolas Hulot a bénéficié d'un accueil dythirambique dans les médias. Invité sur France-Inter, à la télévision, en Une du Figaro et du Monde, l'animateur de télévision est présenté partout comme un grand défenseur de la cause écologiste. Même Politis, journal qui se veut « alternatif » face aux médias dominants, titra : « Nicolas Hulot, le croisé de la décroissance ». Alors que l'ami de J.Chirac s'est toujours dit opposé à ce mouvement.
    Face à cette déferlante, il est utile de rappeler quelques faits sur Nicolas Hulot. Comment gagne-t-il sa vie? Quelles sont ses activités? Qui sont ses amis et soutiens ?, et surtout, quelles sont ses idées ? Bref, pourquoi le télé-écologiste aux discours inoffensifs et aux actions timides est un parfait « produit médiatique ».


    Nicolas Hulot est animateur de télévision, créateur de l'émission « Ushuaïa » depuis le début des années 1990. Pour ses quatre émissions annuelles, l'homme de télé est rémunéré la modique somme de 30 000 euros par mois. Il faut ajouter à cela les droits d'auteur qu'il touche pour ses ouvrages (Le Syndrome du Titanic s'est vendu à 160 000 exemplaires) et un pourcentage sur les ventes des livres et des DVD Ushuaïa.
    Mais plus qu'une émission de télé à grande audience, Ushuaïa, c'est un label « 100% rentable », comme le prouve le journal économique L'Expansion dans une enquête sur ses produits dérivés :
    « TF 1 a cédé en quinze ans la licence d'exploitation à plus d'une quinzaine de sociétés (L'Oréal pour les cosmétiques, Atol pour la lunetterie, Rhonetex pour les vêtements, Lexibook pour l'électronique grand public, Quo Vadis pour la papeterie...) et cautionné ainsi la commercialisation d'une soixantaine de produits dérivés en France. En jouant, même si la chaîne s'en défend, sur l'identification Ushuaïa-Nicolas Hulot pour les consommateurs.
    TF 1 estime à... 100 millions d'euros le chiffre d'affaires annuel généré par tous les produits griffés Ushuaïa. »
    (1)


    4x4 Ushuaia
    Parmi ses produits dérivés, citons un encens déclaré cancérigène par UFC-Que Choisir (220 microgrammes de benzène par m3), les gels douches en plastique, et le magazine appelé... Ushuaïa. (2) Dans ce magazine, que trouvons-nous ? De belles images de nature, et des reportages poignants sur les bonobos. Entre les deux, des publicités... pour les produits dérivés Nicolas Hulot : lunettes, gels douches, et DVD. Dans le premier numéro du magazine, sur les 10 premières pages, 7 sont des publicités. Les pages 2 et 3 sont une pub pour un véhicule haut de gamme Renault (Espace). Sur la dernière page - la plus lue après la couverture - figure une réclame pour un 4 x 4 Volvo vendu environ 50 000 euros : «Volvo XC90, la nature est si belle que pour la découvrir, il fallait un 4 x 4 aussi beau et respectueux »
    Il faut dire que Nicolas Hulot n'a jamais été un grand pourfendeur de l'automobile. Parmi les produits dérivés de la marque de TF1, il existe en effet le 4 x 4 « Ushuaïa » Nicolas Hulot, un Peugeot-Partner. Que les transports soient responsables de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre importe peu. Cette voiture est écologique puisque, « l'air conditionné n'est proposé qu'en option, même sur le modèle Ushuaïa Grand Raid qui coiffe la gamme.» (3)
    La question se pose : Nicolas Hulot serait-il instrumentalisé par TF1 ? Laissons répondre l'intéressé : « TF1 décline des produits dérivés qui permettent à l'émission de télé d'être financée. Au début, j'ai été surpris par cette stratégie, mais je m'y suis fait. Cela ne me choque plus du moment que je garde le contrôle du contenu de l'émission et ma liberté de parole.(...) . Mais il est vrai que je me demande parfois jusqu'où on peut aller. » (1)


    Les sponsors
    Mais Nicolas Hulot ne se veut pas un simple animateur de télévision. Il veut « mettre sa notoriété au service d'une cause d'intérêt général » (4) En 1990, il crée la Fondation Ushuaïa qui prendre son propre nom cinq ans plus tard. Pour créer cette structure, forte de plusieurs dizaines de salariés, il faut de l'argent. Les premiers donateurs sont TF1, L'Oréal et EDF. Mais d'autres entreprises vont s'associer à Nicolas Hulot et faire un don : les autoroutes du Sud de la France, Bouygues Telecom, Valorplast, Apple, Décathlon, Énergie Système, ETT, Eurotherm, Giordano Industries, Grohe, Knauf, Lafarge, Saint-Gobain Isover, Siplast Icopal, Tetra Pak France, UGAP, Weber et Broutin, Yprema...
    Que les entreprises les plus polluantes, celle qui construit les autoroutes où rouleront toujours plus de voiture, celle qui transforme le pétrole en plastique jetable, celle qui génère des déchets nucléaires pour des millions d'années, celle qui bétonne la nature et celle qui vend à Coca-Cola du « temps de cerveau disponibles » puissent être des donateurs d'une telle fondation... n'est en fait pas très étonnant.
    Dans une échelle des valeurs juste, la charité est seconde derrière la volonté de justice. La charité ne devrait être là que pour pallier les dysfonctionnements d'une société humaine par nature imparfaite. Dans la société de consommation, au contraire, la charité devient première. La charité devient une sorte de « caution éthique » qui permet de légitimer l'ensemble du système. C'est exactement le rôle que joue Nicolas Hulot pour le système industriel. Partenaire des multinationales les plus polluantes (E.Leclerc, Bouygues, Lafarge...), il est la plus efficace façon pour la «mal-économie » d'éviter toute remise en cause qui ne soit pas seulement superficielle. Lilianne Bettencourt, troisième fortune de France, héritière de L'Oréal donne la pièce.
    la Fondation Nicolas Hulot (FNH) se cantonne à un vœu : l'« éducation à l'environnement ». Ses missions sont sobres et peu ambitieuses : « prendre conscience et faire prendre conscience “qu'il faut donner du sens au progrès”, que le progrès est synonyme de générosité et de solidarité ». Ou encore : « Prendre conscience et faire prendre conscience que les actes ont des conséquences qu'il faut évaluer avant leur mise en œuvre, qu'il faut penser ses actes.»
    Rassuré par de tels objectifs, l' afficheur publicitaire JCDecaux applaudit. La campagne pour la Fondation a été offerte par l'agence de pub CLM BBDO, et affichée gratuitement par l'entreprise Decaux, histoire de légitimer cette activité totalement délinquante et parasitaire qu'est la pub.



    Défi chez Bouygues
    Le groupe ASF s'enorgueillit aussi de collaborer à l'action de la Fondation. On peut lire sur son site Internet : « Attentif à l'intégration environnementale de ses autoroutes tout au long de leur concession, le groupe des Autoroutes du Sud de la France agit pour protéger le cadre de vie des riverains, préserver la diversité et la richesse naturelle et valoriser les paysages traversés. C'est donc naturellement qu'il a décidé de soutenir le programme de la Fondation Nicolas Hulot qui vise à enrayer la perte de la diversité biologique. » .
    Au final, Nicolas Hulot fait distribuer 3 millions de son nouveau Petit Livre Vert « Défi pour la Terre » dans les supermarchés Leclerc, et 100 000 dans les boutiques Bouygues Telecom, qui vendent des téléphones portables. Les mesures du « Défi pour la Terre » consistent à expliquer au peuple de fermer l'eau en se lavant les dents mais surtout de ne pas poser des questions dérangeantes aux multinationales.
    Pour le télé-écologiste, il n' y a pas de contradiction. « Quant aux puristes qui lui reprochent de financer sa fondation avec les dons d'entreprises pas toujours écologiquement correctes, il rétorque qu'il préfère l'argent privé à l'argent public et précise qu'il part du principe “que l'on peut faire évoluer les entreprises de l'intérieur”. La preuve : il a été invité à parler de développement durable devant les cadres du groupe Bouygues. » (6) E. Leclerc est d'accord le dit d'une autre façon: « C'est vrai, [le développement durable] est un concept à la mode. Tant dans le monde des entreprises que dans tout débat de société. Et alors ? De tout temps, les marchands ont su récupérer les bons slogans. » (7)


    Pagny, Besson, Miss France
    Nicolas Hulot a des amis, beaucoup d'amis, pour le soutenir dans sa démarche. Lors du lancement de son dernier livre, le Pacte écologique, écrit en réalité par l'ancien rédacteur en chef du Monde, Jean-Paul Besset, était présent « une brochette d'amis du show-biz de quoi faire pâlir d'envie un Nicolas Sarkozy» (8) : Corinne Lepage, le patron de Véolia environnement Henri Proglio (aussi membre du groupe d'armement Thalés), Julien Clerc, Luc Besson, Mathieu Kassovitz et « revenu de Patagonie, Florent Pagny en tenue kaki d'explorateur ». Nous gardons la « liberté de penser » que cette aéropage n'est pas le plus crédible pour parler d'écologie et de social.
    Sylvie Tellier, Miss France 2002, a elle aussi signé le « Défi pour la terre » : elle « choisit des appareils économes en énergie », « préfère les produits respectueux de l'environnement », « utilise moins la voiture pour aller travailler », « conduise souplement et moins vite ». (9)
    Un autre ami de Nicolas Hulot est Yves Paccalet, auteur d'un opus nauséabond au titre évocateur : L'humanité disparaîtra, Bon débarras ! (10), largement applaudi par els journalistes, qui n'ont certainement pas pris le temps de lire le livre. L'humanité y est décrite comme une « tumeur » « affreuse, bête et méchante », un « cancer » qui se développerait avec pour moteur la « pulsion sexuelle ». « Elle nous incite à nous multiplier comme le font aussi les poux, les cafards, les rats... », écrit ce grand humaniste, invité, entre autres, sur Ushuaïa TV (11).


    Idées pâles
    Pour Jean-Paul Besset, principal rédacteur des livres publiés sous le nom de Nicolas Hulot, celui-ci est « un homme libre ». Le doute sur son éventuel candidature est savamment maintenue. « Comme grand témoin, il se faisait balader. C'est pourquoi il a décidé de passer à un autre stade, de devenir acteur en s'engageant dans la bataille politique à l'occasion de l'élection présidentielle ». (12)
    Celui qui a refusé plusieurs reprises un poste de ministre de l'Environnement se lancerait-il enfin en politique ? Dans cette optique, le « pacte écologique » lancé aux candidats à la présidentielle devrait donner la teneur d'un programme écologique ambitieux. Or, son maigre contenu ne peut que frapper un observateur attentif. Homme de communication, Nicolas Hulot lance « 10 objectifs » et « 5 propositions », mais ceux-ci sont très imprécis. Concernant l'agriculture, il s'agit de « concilier la production agricole avec le respect de l'environnement ». Le mot « biologique » n'est pas prononcé. Sur la santé, il faut engager une « politique de prévention » envers les pesticides et les OGM. Les mots « réduction » ou « interdiction » est honnis. À peine apparaît timidement le mot « taxe » sur les carbones, qui est la seule proposition forte, dont s'emparent les journalistes. Les deux dernières propositions quittent le terrain de l'écologie pour plaider en faveur de la « démocratie participative » et de l' « éducation à l'environnement ». De même, sur le site Internet du Pacte écologique, on cherchera vainement « le quart de la moitié du commencement » d'un programme politique.
    D'où vient alors que Nicolas Hulot bénéficie de l'image d'un homme courageux, qui demande des mesures fortes ? Politis a même décrit Nicolas Hulot comme un « croisé de la décroissance » dans on édition du 9 novembre, alors que l'animateur a dit lui-même : « Je ne crois pas à la décroissance économique. (...) Progressivement, il est possible de créer de nouvelles filières sans toucher à la croissance. » « Il faut se développer autrement et non cesser de le faire » (13) En cela, il est fidèle à une des missions de sa Fondation : « Prendre conscience et faire prendre conscience que les engagements écologiques, sociaux et économiques doivent êtres conjoints. Qu'ils représentent un investissement positif sur le long terme ».
    Cette position conciliante envers la logique du marché explique son ambiguïté sur la question nucléaire, « Il ne faut pas fermer la porte à une éventuelle quatrième génération de centrales. », a-t-il déclaré dans Le Monde (14). Rappelons que le logo d'EDF est sur la première page du site de la FNH, et l'entreprise honorée comme un « partenaire fondateur ».


    « Il n'attaque pas... »
    Faire de la politique, proposer des lois, mettre des limites à l'appétit des multinationales ou des consommateurs est un langage étranger à l'animateur de TF1. Ancien photographe du Paris-Dakar reconverti dans l'édition de luxe, Yann Arthus-Bertrand fait partie du réseau Hulot. Il résume l'attitude politique du clan Hulot:
    « Ce qu'il me plaît, c'est qu'il n'attaque pas. Moi qui ai toujours voté pour les Verts, cette fois-ci je ne voterai pas pour eux. Par leur idéologie antilibérale, antinucléaire, ils ont tout gâché »
    « Il n'attaque pas », il ne fait pas de politique. Le journaliste du Figaro note que « le philosophe Pierre-André Taguieff (...) applaudit lui aussi la démarche “dépolitisée” de Hulot : “Il ne répond pas seulement à un mouvement d'opinion, mais à un phénomène moral. La prise de conscience écologique, c'est aussi un retour du sacré, et la fin d'un appauvrissement spirituel” ».(8) Tout est dit : l'écologie reste dans une dimension morale, donc hors de la sphère d'action politique. Le tout est non de légiférer , mais de suivre la voie Hulot : « prendre conscience et faire prendre conscience »... Les capitalistes en rigolent encore.
    Tout cela fait un bon produit médiatique, pas dérangeant, qui emporte l'enthousiasme. Hulot sait parler vrai, c'est un bon client, et les journalistes sont en terrain connu : ils s'interviewent entre confrères. Télérama a ainsi consacré huit pages de son numéro du 5 février 2005, dont sa couverture, à l'animateur de télévision Nicolas Hulot. « Châtain. Coupe de cheveux à rendre fou un coiffeur. Un tatouage sur l'épaule, une queue de baleine en pendentif [...] L'œil gauche cligne parfois comme une aile d'oiseau mouche. »
    Le 8 novembre, Nicolas Hulot a droit à une pleine page dans le Figaro. « Loin de prôner une "décroissance" appelée des voeux par certains», le héraut de l'écologie entend plutôt "redonner du sens au progrès". "C'est pragmatique et pas dogmatique", lance l'intéressé». Est-ce pour cela qu'il plaît au quotidien détenu par Serge Dassault, fabricant d'armes, lui aussi pas dogmatique dans le choix de ses clients ?


    conclusion
    Nicolas Hulot ne sert pas la cause écologique. Par les mesurettes qu'il propose et ses accointances avec les entreprises françaises les plus polluantes, il contribue à faire passer l'idée que la capitalisme et le profit sont conciliables avec un environnement préservé.
    Nicolas Hulot permet aux entreprises destructrices de se donner bonne conscience en finançant des programmes d'éducation à l'environnement.
    Nicolas Hulot ne parle jamais de la question sociale, celle qui fait que les premières victimes des pollutions (visuelles, sonores, aérienne) seront aussi les catégories les plus pauvres.
    Nicolas Hulot participe au recul du politique dont nous aurions tant besoin pour apporter des solutions au drame écologique, mais aussi social et culturel dont notre planète souffre.


    Sophie Divry pour decroissance.org


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